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Publié par kuugal-rights-droit

Vous trouverez ci-joint, le résumé de la thèse de Mr Ezei Kali ALACHI « La gestion durable des ressources en eau au Niger », soutenue le 16 septembre 2011 à la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université de Limoges dans le cadre du Centre de Recherches Interdisciplinaires en Droit de l’Environnement, de l’Aménagement et de l’Urbanisme (CRIDEAU/OMIJ).

Le candidat a été dirigé par le Professeur Bernard DROBENKO ;

Les rapporteurs :

Suffragants :

Monsieur Jean UNTERMAIER, Professeur des Universités-Université Jean Moulin Lyon III, Directeur de l’Institut de Droit de l’Environnement

Monsieur Jochen SOHNLE Maître de Conférences HDR Faculté de Droit de Metz

Monsieur Gérard MONEDIAIRE, Professeur des Universités
Directeur du CRIDEAU/OMIJ Faculté de Droit et des Sciences Economiques de l’Université de Limoges

Monsieur Jean-Marc LAVIEILLE Maître de Conférences CRIDEAU-OMIJ Université de Limoges

Monsieur Jacques SIRONNEAU Docteur d’Etat en Droit Bureau de la législation de l’eau MEDDTL

L’analyse de la gestion durable des ressources en eau dans l’espace nigérien révèle que l’évolution du droit contemporain de l’eau, des stratégies régionales et nationales est influencée par les modèles juridiques, les politiques d’hydraulique d’inspiration occidentale. Avant que les modèles occidentaux de gestion de l’eau ne dominent, les mécanismes coutumiers et les techniques traditionnelles de gestion des ressources en eau permettaient une gestion durable des ressources en eau. Ils jouissent encore de la légitimité sociale et sont largement appliqués en milieu rural. Cette situation implique le phénomène de pluralisme juridique, car les Etats africains, notamment francophones, ont perpétué les modèles juridiques occidentaux, au lieu de concevoir des stratégies adaptées aux réalités locales. Cette situation paradoxale pose non seulement des difficultés de gestion des eaux nationales et des bassins communs notamment celui du fleuve Niger et du lac Tchad, mais aussi le défi de l’effectivité du droit à l’eau potable. En effet, les réglementations de l’eau, aussi bien régionales que nationales, les organismes de bassin mis en place au lendemain des indépendances africaines, ne répondent pas aux exigences d’une gestion durable et intégrée des ressources en eau au bénéfice des générations présentes et futures. Pour répondre à ces insuffisances et contraintes, les dimensions culturelles, les savoirs locaux, et les techniques traditionnelles dans le secteur de l’eau et de l’environnement doivent être reconnus et valorisés grâce à des actions internationales, régionales et nationales. Cette perspective facilitera l’élaboration des réglementations adaptées aux préoccupations locales, la consolidation des organismes de gestion des bassins hydrographiques partagés, la mise en œuvre des stratégies participatives contribuant à la pérennité des actions de gestion durable des ressources en eau de l’espace nigérien.

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