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Publié par kuugal-rights-droit

Académie Africaine de Théorie du Droit 20ème anniversaire
Colloque international
Droits humains et changements climatiques Hotel Hilton, Santa Maria, Cabo Verde
5, 6, 7 juin 2019

A. Argumentaire
Les changements climatiques, longtemps contestés, sont aujourd'hui scientifiquement démontrés. Leurs conséquences sur notre environnement et notre qualité de vie commencent à peine à être connues. Les connaissances scientifiques s'organisent, mais des champs entiers d'investigation restent inexplorés. Des controverses existent déjà sur les solutions à mettre en œuvre. Des politiques publiques émergent au niveau des Etats et de la communauté internationale, mais sans commune mesure avec les enjeux émergeants.
Le colloque devra permettre de confronter les connaissances actuelles sur les droits humains en lien avec les changements climatiques et une réflexion stratégique sur leurs conséquences pour les populations et les réponses des acteurs sociaux et institutionnels.

B. Appel à propositions et panels
Le comité scientifique suggère que les propositions de communication s’inscrivent dans les panels ci- après. Toutefois, d’autres propositions de panels ou de communications pourront être acceptées sous certaines conditions. Des propositions portant sur le continent africain seront particulièrement appréciées.


1. Penser un nouveau droit adapté aux changements climatiques
Dès les premiers indices du changement climatique, les États se sont trouvés confrontés à deux stratégies, soit s’attaquer aux sources anthropiques favorisant le changement climatique pour en minimiser l’ampleur soit, s’adapter au changement du climat. Les dernières décennies ont surtout été consacrées à la première option en établissant un système international de contrôle des émissions de gaz à effet de serre (GES). Force est de constater que les résultats obtenus avec la première stratégie obligent aujourd’hui les États à envisager sérieusement leur deuxième option consistant à s’adapter au changement climatique.
Le droit de l’environnement devra entrer dans une ère de profondes transformations s’il veut continuer à jouer un rôle utile dans la protection de l’environnement. Il peut être facile d’intégrer le concept général du changement climatique dans les politiques publiques ou dans la réglementation. Toutefois, un changement de paradigme juridique tant au niveau normatif qu’au niveau institutionnel semble inévitable pour rendre les mesures d’adaptation efficaces et aptes à accroître la résilience des populations. Une norme aussi flexible peut favoriser la créativité et l’initiative pouvant être nécessaires en période de transition climatique.
L’adaptation au changement climatique demandera également la contribution de plusieurs domaines du droit incluant : la sécurité publique, la santé, l’immigration, la construction, l’aménagement du territoire, l’environnement, etc.
Les axes prioritaires du colloque sont les suivants :
-Le droit de l’environnement face à l’incertitude et à l’imprévisibilité relatives aux changements climatiques.
-Prise en compte de l’incertitude et de l’imprévisibilité dans le processus décisionnel
-Développement durable, incertitude et imprévisibilité
-Inefficacité et inefficience des normes visant la préservation et la restauration de l’environnement. -Mesures d’adaptation efficaces et aptes à accroître la résilience des populations.
-Besoin d’un système juridique plus flexible et nuancé.
-Le droit à/de l'environnement comme droit de l'homme ?
-Quel nouveau droit de l’environnement à l'aube de l'entrée de l'humanité dans l'anthropocène ?
- Perspectives d'un droit de l'environnement local : comment repenser un droit plus proche des réalités sociales et des changements environnementaux ?
- Le droit de l’environnement comme droit de l'homme en raison de l'indissociabilité de l'existence de l'humanité avec le milieu naturel (cf. art1 charte environnement du 1er mars 2005 en France)

2. Les instruments internationaux de protection de l’environnement et de prévention du réchauffement climatique
L’objectif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, adoptée à Rio en 1992, est de "stabiliser (...) les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique." (Article 2)
Afin de parvenir à cet objectif, le protocole de Kyoto signé en 1997, a fixé des engagements chiffrés de réduction des émissions pour 2008-2012 de la part des pays industrialisés. Ce protocole expirant en 2012, une nouvelle négociation s’est ouverte à Bali en 2007 dont le but est de conclure un nouvel accord international sur l’après-Kyoto. En décembre 2009, la conférence COP-15 de Copenhague a permis l'adoption d’un accord a minima non contraignant. Il faudra attendre la COP 18 de Doha en 2012 pour que l’accord de Kyoto soit prolongé du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020. Cet accord peu contraignant et limité quant au nombre de participants sera remplacé en 2020 par un accord global, l'accord de Paris sur le Climat, signé le 12 décembre 2015 dans le cadre de la COP 21. Il fixe pour objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 C, en visant la barre des 1,5°C, et prévoit une augmentation du budget du fonds vert pour le climat adopté en 2010 à la Conférence de Cancun, avec un plancher de 100 milliards de dollars par an : un nouveau plancher sera fixé en 2025.

Les axes prioritaires de l’appel à communications sont les suivantes :
-Mécanisme et stratégies de REDD (nouveau mécanisme destiné à réduire les émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts).
-Accès équitable aux bénéfices et leur distribution
-Mécanisme REDD et droits des peuples et communautés autochtones.
-Méthodologies et comptabilité du carbone.
-Législation et règlementation sur les crédits carbone.
-Développement et marketing des crédits carbone.
-Les aspects historiques de l’accord de Paris
-Financements pour les pays en développement
-Responsabilité des entreprises dans les changements climatiques
-La réduction des émissions de GES provenant des transports aériens et maritimes -La portée de l’accord de Paris sur le plan juridique

-Quel(s) droit(s) pour les changements climatiques (concepts, critères, catégories, régimes) ?

3. Les instruments et mécanismes internationaux et régionaux de protection des personnes déplacées et les déplacements dus aux changements climatiques.
Les changements climatiques au niveau planétaire sont la cause de migrations saisonnières et permanentes, internes et internationales. Même si la distinction entre réfugiés politiques et migrants économiques et environnementaux est délicate, le Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique prévoit que 150 millions de personnes seront des « réfugiés environnementaux » d’ici 2050, en raison du réchauffement de la planète et de l’accélération de l’érosion du sol et de la pollution de l’eau. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avance, pour sa part, l’hypothèse de 200 millions de migrants environnementaux. Toutefois, aujourd’hui, aucun instrument juridique même indirect ne peut apporter une protection à ces réfugiés.
Les axes et questions prioritaires de l’appel à communications sont :
-Populations vulnérables et impacts de la migration ;
-Elaboration d’une définition juridique du réfugié climatique, et invention de nouveaux concepts et mécanismes juridiques de protection,
-Protection des réfugiés climatiques et politiques nationales d’immigration,
-Les réfugiés climatiques et la convention de Genève
-Changements climatiques et relations internationales (Accords bilatéraux entre États menacés de submersion et État voisin ?)

4. Patrimoine naturel et gestion patrimoniale
Le panel entend contribuer à une meilleure connaissance et appréciation du patrimoine naturel d’Afrique tropicale dans une perspective de conservation et d’utilisation durable des ressources qui le composent.
L’appel couvre spécifiquement les aspects liés aux ressources naturelles biologiques et écosystémiques (les forêts tropicales humides et les eaux douces superficielles : lacs, fleuves et rivières), et les nouvelles approches de politique foncière dans une perspective de développement durable
Les axes spécifiques de l’appel sont : -
-Le dessèchement des lacs, fleuves et rivières et la raréfaction de l’eau.
-Les effets des changements climatiques sur l’habitat traditionnel
-Les effets des changements climatiques sur l’agriculture vivrière.
-Les effets des changements climatiques sur les systèmes de croyances.
-Un inventaire des conflits collatéraux posés par les changements climatiques, notamment les déplacements de population,
-La régulation des conflits liés aux terres et aux ressources.
 

5. Responsabilité des entreprises dans les changements climatiques
La responsabilité des entreprises sur l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre est connue et reconnue. La palme revient aux secteurs immobilier et énergétique. Le secteur immobilier par sa consommation énergétique principalement, est responsable d'environ 40% au niveau mondial des émissions de gaz à effet de serre. D’après les spécialistes, le secteur énergétique représente également aujourd’hui deux tiers des émissions totales de gaz à effet de serre. L'augmentation des besoins en énergie aura donc des impacts irréversibles sur le climat si nous n’évoluons pas vers des sources d’énergies sans CO2. Le transport aérien international est aussi particulièrement concerné par les émissions de CO2. Il est actuellement responsable d’environ 2% des émissions mondiales.

Les axes et questions spécifiques de l’appel sont les suivants :
-Les programmes internationaux de compensation de carbone par des entreprises, -La réduction des émissions de CO2 par les entreprises polluantes,
-Droits de l’homme et entreprises polluantes,
-La responsabilité sociale des entreprises polluantes.
 

C. Public concerné
-Enseignants et chercheurs des universités et centres de recherche.
-Responsables politiques et décideurs.
-Spécialistes internationaux des changements climatiques.
-Spécialistes, défenseurs et militants des droits humains.
-Membres des ONG et des institutions concernées par le développement durable. -Représentants d’entreprises travaillant dans le domaine du développement durable. -Humanitaires.
-Toutes les personnes intéressées par le sujet.

D. Calendrier, méthodologie et participation
-Le colloque est prévu pour les 5, 6 et 7 juin 2019, à l’hôtel Hilton, Santa Maria, Cabo Verde. -La planification et la définition du contenu du colloque relèvent du comité scientifique.
-Le colloque sera organisé en français, en anglais, et en portugais.
-Le colloque est organisé sur la base de différents partenariats.
-Les documents de travail et les publications issues du colloque porteront les logos des partenaires.
 

E. Comité d’organisation
Camille Kuyu, Ali Mekouar, René Nouailhat, Jacques Tshilenge, Thérèse Remy, Christophe Bastid, Mara Jorge, Anthony Kuyu, Jeannot Hamba Kati-Kati.
 

F. Comité scientifique
Daniel Dormoy (Université Paris-Saclay), Yacouba Savadogo (UICN), Camille Kuyu (AATD), Michel Lagarde (Université de Pau), Victor Condé (Barreau de Californie), Mariana Alves (Université de Macapa/Brésil), Christelle Cournil (Université Paris 13).

G. Soumission et évaluation des communications
Nous vous invitons à soumettre des propositions de communication ne dépassant pas une page, précisant le titre et la problématique. Y seront jointes des informations relatives aux titres et publications des contributeurs.
Ces propositions seront adressées avant le 30 novembre 2018 aux adresses suivantes: camillekuyu@hotmail.com et danieldormoy@orange.fr. Les réponses seront communiquées aux contributeurs au plus tard le 31 janvier 2019. Ceux-ci communiqueront leur contribution écrite de 12 pages pour le début du mois de juin au plus tard.
  

1. Argument
African Academy of Theory of Law 20th anniversary
International meeting
Law and climate change Hilton, Santa Maria, Cabo Verde June 5, 6, 7, 2019
Climate change, long disputed, is now scientifically proven. Their consequences on our environment and our quality of life are just beginning to be known. Scientific knowledge is organized, but whole fields of investigation remain unexplored. Controversies already exist on the solutions to be implemented. Public policies are emerging at the level of states and the international community, but not commensurate with the emerging issues.
The symposium should allow to compare the current knowledge on the law in relation to the climate change and a strategic reflection on their consequences for the populations and the answers of the social and institutional actors.
2. Call for proposals and panels
The Scientific Committee suggests that the communication proposals be included in the following panels. However, other proposals for panels or papers may be accepted under certain conditions. Proposals on the African continent will be particularly appreciated.
1. Thinking a new right adapted to climate change
From the earliest evidence of climate change, states have come up against two strategies: addressing anthropogenic sources that promote climate change to minimize its magnitude, or adapt to climate change. The past few decades have been mostly devoted to the first option by establishing an international system for controlling greenhouse gas (GHG) emissions. It is clear that the results obtained with the first strategy now force States to seriously consider their second option of adapting to climate change.
Environmental law will have to enter an era of profound transformation if it is to continue to play a useful role in protecting the environment. It may be easy to integrate the general concept of climate change into public policy or regulation. However, a change in the legal paradigm at both normative and institutional levels seems inevitable to make adaptation measures effective and likely to increase the resilience of populations. Such a flexible standard can foster creativity and initiative that may be needed during a climate transition.
Adaptation to climate change will also require the contribution of several areas of law including: public safety, health, immigration, construction, land use planning, environment, etc.
The priorities of the conference are:
-Environmental law in the face of uncertainty and unpredictability related to climate change. -Taking uncertainty and unpredictability into account in the decision-making process
-Sustainable development, uncertainty and unpredictability
-Inefficiency and inefficiency of standards for the preservation and restoration of the environment. -Adaptation measures that are effective and capable of increasing the resilience of populations. -Need of a more flexible and nuanced legal system.
-The right to / from the environment as a human right?
-What new law of the environment at the dawn of the entry of humanity into the Anthropocene?

- Perspectives of a local environmental law: how to rethink a law closer to social realities and environmental changes?
- Environmental law as a human right because of the inseparability of the existence of humanity with the natural environment (see art1 environmental charter of 1 March 2005 in France)
2. International instruments for the protection of the environment and the prevention of global warming
The objective of the United Nations Framework Convention on Climate Change, adopted in Rio in 1992, is to "stabilize (...) concentrations of greenhouse gases in the atmosphere at a level that prevents dangerous anthropogenic interference" of the climate system. " (Article 2)
In order to achieve this objective, the Kyoto Protocol signed in 1997 set emission reduction commitments for 2008-2012 by the industrialized countries. As this protocol expires in 2012, a new negotiation opened in Bali in 2007 with the aim of concluding a new international agreement on post- Kyoto. In December 2009, the Copenhagen COP-15 Conference resulted in the adoption of a non- binding minimum agreement. It was not until Doha COP 18 in 2012 that the Kyoto agreement was extended from January 1, 2013 to December 31, 2020. This weak and limited agreement on the number of participants will be replaced in 2020 by a global agreement. Paris Climate Agreement, signed on December 12, 2015 in the framework of COP 21. It aims to limit global warming to less than 2 C, aiming for the 1.5 ° C, and provides for an increase from the budget of the Green Climate Fund adopted in 2010 at the Cancun Conference, with a floor of 100 billion dollars a year: a new floor will be set in 2025.
The priority areas of the call for papers are:
- REDD Mechanisms and Strategies (new mechanism to reduce emissions from deforestation and forest degradation).
-Fair access to profits and their distribution
- REDD Mechanism and Rights of Indigenous Peoples and Communities.
-Methodologies and carbon accounting.
-Legislation and regulation on carbon credits.
-Development and marketing of carbon credits.
-The historical aspects of the Paris Agreement
-Financements for developing countries
-Responsibility of companies in climate change
-The reduction of GHG emissions from air and sea transport
-The scope of the Paris Agreement in legal terms
-What right (s) for climate change (concepts, criteria, categories, schemes)?
3. International and regional instruments and mechanisms for the protection of internally displaced persons and displacement caused by climate change.
Global climate change is the cause of seasonal and permanent, internal and international migration. Although the distinction between political refugees and economic and environmental migrants is a delicate one, the Intergovernmental Panel on Climate Change predicts that 150 million people will be "environmental refugees" by 2050, due to global warming and global warming. accelerated soil erosion and water pollution. The International Organization for Migration (IOM), for its part, puts forward the hypothesis of 200 million environmental migrants. However, today no even indirect legal instrument can provide protection to these refugees.
The priorities and priority issues of the call for papers are:
Vulnerable populations and impacts of migration;
-Developing a legal definition of the climate refugee, and inventing new concepts and legal protection mechanisms,

-Protection of climate refugees and national immigration policies,
-Climate refugees and the Geneva Convention
-Climate changes and international relations (Bilateral agreements between states threatened with submersion and neighboring state?)
4. Natural heritage and heritage management
The panel intends to contribute to a better knowledge and appreciation of the natural heritage of tropical Africa in a perspective of conservation and sustainable use of the resources that compose it. The call specifically covers aspects related to biological and ecosystem natural resources (tropical rainforests and surface freshwaters: lakes, rivers) and new approaches to land policy in a sustainable development perspective
The specific axes of the call are: -
-The drying up of lakes, rivers and rivers and the scarcity of water. -The effects of climate change on traditional housing
-The effects of climate change on food agriculture.
-The effects of climate change on belief systems.
-An inventory of collateral conflicts posed by climate change, including population displacements, -The regulation of conflicts related to lands and resources.
5. Corporate Responsibility in Climate Change
Corporate responsibility for increasing greenhouse gas emissions is known and recognized. The prize goes to the real estate and energy sectors. The real estate sector, mainly because of its energy consumption, is responsible for about 40% of global greenhouse gas emissions. According to experts, the energy sector today also accounts for two-thirds of total greenhouse gas emissions. The increase in energy needs will therefore have irreversible impacts on the climate if we do not move towards non- CO2 energy sources. International air transport is also particularly concerned with CO2 emissions. He is currently responsible for about 2% of global emissions.
The specific axes and questions of the call are the following: -International programs of carbon offset by companies,
-The reduction of CO2 emissions by polluting companies, -Human rights and polluting enterprises,
-The social responsibility of polluting companies.
C. Audience
-Teachers and researchers from universities and research centers. -Political leaders and decision makers.
-International specialists in climate change.
-Specialists, defenders and human rights activists.
-Members of NGOs and institutions concerned with sustainable development. -Representatives of companies working in the field of sustainable development. -Humanitaires.
-All people interested in the subject.
D. Timetable, methodology and participation
- The conference is scheduled for June 5, 6 and 7, 2019, at the Hilton Santa Maria Cabo Verde.
-The planning and definition of the content of the symposium are the responsibility of the scientific committee.
The symposium will be organized in French, English and Portuguese.
-The symposium is organized on the basis of different partnerships.

-The working documents and publications from the conference will bear the logos of the partners.
E. Organizing Committee
Camille Kuyu, Ali Mekouar, René Nouailhat, Jacques Tshilenge, Thérèse Remy, Christophe Bastid, Mara Jorge, Anthony Kuyu, and Jeannot Hamba Kati-Kati.
F. Scientific Committee
Daniel Dormoy (Paris-Saclay University), Yacouba Savadogo (IUCN), Camille Kuyu (AATD), Michel Lagarde (University of Pau), Victor Condé (California Bar), Mariana Alves (Macapa University / Brazil), Christelle Cournil ( University Paris 13).
G. Submission and evaluation of communications
We invite you to submit proposals of communication not exceeding a page, specifying the title and the problematic. Attached will be information about the titles and publications of the contributors.
These proposals will be sent before November 30, 2018 to the following addresses:
camillekuyu@hotmail.com and danieldormoy@orange.fr.
Responses will be sent to contributors no later than 31 January 2019. They will submit their 12-page written contribution by the beginning of June at the latest.
 
A. Argumento
Academia Africana de Teoria do Direito 20o aniversário
Simpósio internacional
Direito e mudanças climáticas Hotel Hilton, Santa Maria, Cabo Verde 5, 6 e 7 de Junho de 2019
 As mudanças climáticas, muitas vezes contestados, estão hoje cientificamente comprovados. As suas consequências sobre o nosso meio ambiente e nossa qualidade de vida estão apenas a começar a ser conhecidas. Os conhecimentos científicos organizam-se, mas campos inteiros de investigação permanecem inexplorados. Já existem controvérsias sobre soluções a serem implementadas. Políticas públicas começam a surgir no nível dos estados e da comunidade internacional, mas não condizentes com as questões emergentes.
O simpósio deve permitir comparar o conhecimento atual sobre o direito em relação às mudanças climáticas e uma reflexão estratégica sobre suas consequências para as populações e as respostas dos atores sociais e institucionais.
B. Convite à apresentação de propostas e painéis
O Comité Científico sugere que as propostas de comunicação sejam incluídas nos painéis que se seguem. No entanto, outras propostas de painéis ou comunicações poderão ser aceites sob certas condições. As propostas relativas ao continente africano serão particularmente apreciadas.
1. Pensar em um novo direito adaptado às mudanças climáticas
Desde os primeiros sinais da mudança climática, os Estados se depararam com duas estratégias: abordar as fontes antropogénicas que promovem a mudança climática para minimizar sua magnitude ou adaptar-se às mudanças climáticas. As últimas décadas foram dedicadas principalmente à primeira opção, estabelecendo um sistema internacional para controlar as emissões de gases de efeito estufa (GEE). É claro que os resultados obtidos com a primeira estratégia obrigam os Estados a considerar seriamente sua segunda opção de adaptação às mudanças climáticas.
O direito ambiental terá que entrar em uma era de profundas transformações se quiser continuar a desempenhar um papel útil na proteção do meio ambiente. Pode ser fácil integrar o conceito geral de mudança climática nas políticas públicas ou na regulamentação. No entanto, parece inevitável uma mudança no paradigma jurídico, tanto a nível normativo como institucional, para tornar as medidas de adaptação eficazes e susceptíveis de aumentar a resiliência das populações. Uma norma tão flexível pode fomentar a criatividade e a iniciativa que podem ser necessárias durante uma transição climática.
A adaptação às mudanças climáticas também exigirá a contribuição de diversas áreas do direito, incluindo: a segurança pública, a saúde, a imigração, a construção, o planeamento territorial, o meio ambiente, etc.
Os eixos prioritários da conferência são os seguintes:
-Direito ambiental em face da incerteza e imprevisibilidade relacionadas às mudanças climáticas. - Levar em conta a incerteza e a imprevisibilidade no processo de tomada de decisão -Desenvolvimento sustentável, incerteza e imprevisibilidade
-Ineficácia e ineficiência das normas para a preservação e restauração do meio ambiente.
- Medidas de adaptação eficazes e capazes de aumentar a resiliência das populações. -Necessidade de um sistema jurídico mais flexível e com nuances.
-O direito de/para o meio ambiente como um direito humano?

-Que novo direito do meio ambiente no alvorecer da entrada da humanidade no antropoceno?
- Perspectivas de um direito do ambiente local: como repensar um direito mais próximo das realidades sociais e das mudanças ambientais?
- Direito ambiental como um direito humano devido a inseparabilidade da existência da humanidade com o ambiente natural (ver art1 carta ambiental de 1 de março de 2005 na França).
2. Instrumentos internacionais para a proteção do meio ambiente e a prevenção do aquecimento global
O objetivo da Convenção-quadro das Nações Unidas sobre mudança do clima, adotado no Rio de Janeiro em 1992, é "estabilizar (...) as concentrações de gases de efeito estufa na atmosfera em um nível que evite a interferência antrópica perigosa do sistema climático ". (Artigo 2)
Para alcançar este objetivo, o Protocolo de Quioto, assinado em 1997, estabeleceu compromissos de redução de emissões para 2008-2012 pelos países industrializados. Como este protocolo expira em 2012, uma nova negociação foi aberta em Bali em 2007 com o objetivo de concluir um novo acordo internacional pós-Quioto. Em Dezembro de 2009, a Conferência COP-15 de Copenhaga resultou na adoção de um acordo mínimo não vinculativo. Não foi até a COP 18 de Doha em 2012 que o acordo de Quioto foi estendido de 1 de Janeiro de 2013 a 31 de Dezembro de 2020. Esse acordo pouco vinculativo e com um número de participantes limitado será substituído em 2020 por um acordo global, o Acordo Climático de Paris, assinado em 12 de Dezembro de 2015 no âmbito da COP 21. Tem como objetivo limitar o aquecimento global a menos de 2oC, visando a 1,5oC, e prevê um aumento do orçamento do Green Climate Fund adotado em 2010 na Conferência de Cancun, com um piso de 100 mil milhões de dólares por ano: um novo patamar será estabelecido em 2025.
As áreas prioritárias da chamada de trabalhos são:
- Mecanismos e Estratégias de REDD (novo mecanismo destinado a reduzir as emissões ligadas ao desmatamento e degradação florestal)
-Acesso justo aos lucros e sua distribuição
- Mecanismo de REDD e Direitos dos Povos e Comunidades Indígenas
-Metodologias e contabilidade do carbono
-Legislação e regulamentação de créditos de carbono
-Desenvolvimento e comercialização de créditos de carbono
-Os aspectos históricos do Acordo de Paris
-Financiamentos para os países em desenvolvimento
-Responsabilidade das empresas na mudança climática
-A redução das emissões de GEE proveniente do transporte aéreo e marítimo
-O âmbito do Acordo de Paris em termos jurídicos
-Que direito (s) para as alterações climáticas (conceitos, critérios, categorias, regimes)?
3. Instrumentos e mecanismos internacionais e regionais para a proteção de deslocados internos e deslocamentos causados pelas mudanças climáticas.
A mudança climática global é a causa da migração sazonal e permanente, interna e internacional. Embora a distinção entre refugiados políticos e migrantes económicos e ambientais seja delicada, o Painel Intergovernamental sobre a Mudança Climática prevê que 150 milhões de pessoas serão "refugiados ambientais" em 2050 por causa do aquecimento global e da erosão acelerada do solo e poluição da água. A Organização Internacional para as Migrações (OIM), por sua vez, apresenta a hipótese de 200 milhões de migrantes ambientais. No entanto, hoje nenhum instrumento jurídico, mesmo indireto, pode fornecer proteção a estes refugiados.
As áreas e questões prioritárias da chamada de comunicações são: -Populações vulneráveis e impactos da migração;

- Desenvolver uma definição jurídica do refugiado climático e inventar novos conceitos e mecanismos jurídicos de proteção;
-Proteção de refugiados climáticos e políticas nacionais de imigração;
- Refugiados Climáticos e a Convenção de Genebra
- Mudanças Climáticas e Relações Internacionais (Acordos bilaterais entre Estados ameaçados de submersão e Estado vizinho?).
4. Património natural e gestão do património
O painel pretende contribuir para um melhor conhecimento e valorização do patrimônio natural da África tropical, numa perspectiva de conservação e uso sustentável dos recursos que o compõem.
O convite abrange especificamente aspectos relacionados com recursos naturais biológicos e ecossistémicos (florestas tropicais húmidas e águas doces superficiais: lagos, rios e riachos) e novas abordagens à política latifundiária numa perspectiva de desenvolvimento sustentável.
Os eixos específicos da chamada são:
-A secagem dos lagos, rios e riachos e a escassez de água.
-Os efeitos das alterações climáticas no habitat tradicional
-Os efeitos das alterações climáticas na agricultura alimentar.
-Os efeitos da mudança climática nos sistemas de crenças.
-Um inventário dos conflitos colaterais resultantes das alterações climáticas, incluindo os deslocamentos de populações,
-A regulação de conflitos relacionados a terras e recursos.
5. Responsabilidade das empresas nas mudanças climáticas
A responsabilidade das empresas pelo aumento das emissões de gases de efeito estufa é conhecida e reconhecida. O prémio vai para os setores imobiliário e de energia. O setor imobiliário, principalmente por causa de seu consumo de energia, é responsável por cerca de 40% das emissões globais de gases de efeito estufa. Segundo especialistas, o setor de energia hoje também responde por dois terços do total de emissões de gases de efeito estufa. O aumento das necessidades de energia terá, portanto, impactos irreversíveis sobre o clima se não evoluirmos para fontes de energia sem CO2. O transporte aéreo internacional também está particularmente relacionado com as emissões de CO2. Ele é atualmente responsável por cerca de 2% das emissões globais.
Os eixos e questões específicos do connvite são os seguintes:
-Programas internacionais de compensação de carbono por empresas, -A redução das emissões de CO2 pelas empresas poluidoras,
- direitos humanos e empresas poluentes,
-A responsabilidade social das empresas poluidoras.
C. Audiência
-Professores e investigadores das universidades e centros de pesquisa. -Responsáveis políticos e decisores
-Especialistas internacionais em mudanças climáticas.
-Especialistas, defensores e ativistas de direitos humanos.
-Membros de ONGs e instituições com interesse pelo desenvolvimento sustentável. -Representantes de empresas que trabalham no campo do desenvolvimento sustentável. -Humanitários
-Todas as pessoas interessadas no assunto.

D. Calendário, metodologia e participação
- A conferência está prevista para os dias 5, 6 e 7 de Junho de 2019, no hotel Hilton, Santa Maria, Cabo Verde.
-O planeamento e a definição do conteúdo da conferência são de responsabilidade do comité científico.
-A conferência será organizada em francês, inglês e português.
-A conferência é organizada com base em diferentes parcerias.
-Os documentos de trabalho e publicações da conferência terão os logotipos dos parceiros.
E. Comité organizador
Camille Kuyu, Ali Mekouar, René Nouailhat, Jacques Tshilenge, Therese Remy, Christophe Bastid, Mara Jorge, Anthony Kuyu, Jeannot Hamba Kati-Kati.
F. Comité Científico
Daniel Dormoy (Universidade Paris-Saclay), Yacouba Savadogo (IUCN), Camille Kuyu (AATD) Michel Lagarde (Universidade de Pau), Victor Conde (Ordem dos advogados da Califórnia), Mariana Alves (Universidade de Macapá / Brasil), Christelle Cournil (Universidade Paris 13).
G. Submissão e avaliação de comunicações
Convidamo-lo a submeter propostas de comunicação que não excedam uma página, especificando o título e a problemática. Devem ser anexadas informações sobre os títulos e publicações dos contribuintes.
As propostas devem apresentadas antes de 30 de Novembro, 2018 aos seguintes endereços: camillekuyu@hotmail.com e danieldormoy@orange.fr. As respostas serão enviadas aos colaboradores até ao dia 31 de Janeiro de 2019. Os colaboradores selecionados enviarão sua contribuição por escrito de 12 páginas até o início de junho, no mais tardar.

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